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Près de 100 000 enfants marocains touchés par le diabète juvénile

بتاريخ 10 نوفمبر, 2013 - بقلم علي سلامي
Près de 100 000 enfants marocains touchés par le diabète juvénile

Environ 100.000 enfants au Maroc seraient déjà touchés par le diabète
de type 1, dit juvénile ou insulinodépendant, selon l’Association
marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS)
Environ 100.000 enfants au Maroc seraient déjà touchés par le diabète
de type 1, dit juvénile ou insulinodépendant, selon l’Association
marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS).
Contrairement à celui de type2, dit gras ou de la maturité, le diabète
juvénile n’est pas dû au mode de vie (et à l’obésité) mais à la
destruction de cellules du pancréas produisant l’insuline, a déclaré,
docteur Khadija Moussayer, spécialiste en médecine interne et en
gériatrie et présidente de l’AMMAIS, à la veille de la journée
mondiale du diabète, célébrée le 14 novembre chaque année.
Les globules blancs de notre système immunitaire, normalement chargé
de traquer et d’éliminer les corps étrangers (virus, bactéries,
parasites), en sont les responsables car ils s’attaquent à notre
propre organisme de façon autodestructrice. D’où le terme de maladie
auto-immune qui lui est donnée”, a-t-elle expliqué.
Ses premières manifestations souvent brutales (soif excessive,
mictions très fréquentes, fatigue, perte de poids, nausées), sont le
signe d’une forte hyperglycémie dans le sang aux effets
potentiellement graves, allant jusqu’au coma, a-t-elle poursuivi,
notant que les injections d’insuline, qui devront se poursuivre toute
la vie, sont l’unique seule solution urgente, l’insuline ayant pour
fonctions d’assurer l’utilisation du glucose par les cellules de
l’organisme pour ses dépenses en énergie et de réguler la quantité de
sucre dans le sang.
“Ce que l’on sait moins, c’est que ce diabète juvénile concerne plus
de 10 pc des diabétiques, progresse partout dans le monde à un taux
annuel de près de 4pc et frappe de plus en plus les enfants en bas âge
(entre 0 et 4 ans), a-t-elle averti.
Son évolution se traduit de façon quasi inéluctable au bout de 15 à 20
ans par des dommages aux vaisseaux sanguins affectant l’œil, les
reins, les nerfs. Seule, sa bonne prise en charge par le sujet atteint
comme par le médecin traitant permet d’en éviter les conséquences les
plus graves (accidents cardiovasculaires, amputation), relève en outre
Mme. Moussayer.

Prenant l’aspect d’une véritable “épidémie”, l’importante progression
de ce phénomène, s’explique, entre autres, selon l’AMMAID, par une
prédisposition génétique (observation d’une transmission parents
enfants ou grands-parents enfants plus fréquemment que la normale),
ainsi que des facteurs environnementaux.
Il est tout d’abord question de la pollution, avec plus de 100.000
produits chimiques présents dans l’alimentation, l’eau, l’air, le sol
ou à l’intérieur de nos maisons (pesticides, nitrates, métaux lourds,
particules fines et dioxyde d’azote dégagés par les automobile), dont
certains sont considérés comme des “perturbateurs endocriniens”, outre
les bactéries et les virus qui exerceraient une toxicité à l’encontre
des cellules productrices d’insuline. Un apport insuffisant en
vitamine D augmenterait également ce risque.
Et d’ajouter que l’excès d’hygiène est plus en plus incriminé. La
propreté ayant permis, depuis des siècles, de mieux se protéger des
infections et de mettre fin à la forte mortalité infantile, son excès
empêche, toutefois aujourd’hui, le système immunitaire d’apprendre à
reconnaître ses vrais ennemis (virus ou bactéries).
La solution serait donc de permettre aux bébés et aux jeunes enfants
de se ” salir un peu” pour éduquer les défenses de leur organisme,
poursuit-on de même source.
Au-delà des inquiétudes face à ce fléau, la science médicale laisse
quand même entrevoir des pistes prometteuses, rassure l’AMMAID.
Ainsi, en 2013, des chercheurs sont parvenus à transformer chez des
souris certaines cellules du pancréas en cellules, celles qui
produisent l’insuline. Ils étudient désormais les moyens de reproduire
ce processus chez l’homme à l’aide de médicaments.
Par ailleurs, d’autres scientifiques mettent au point des nano
particules injectables dans le corps et capables, à la fois et ce
pendant une semaine, de détecter les niveaux de glucose dans le sang
et d’émettre, si besoin est, les quantités d’insuline nécessaires à
une glycémie normale. Cette nouvelle “insuline intelligente” éviterait
pratiquement toutes les conséquences nuisibles de la maladie sur
l’organisme (en supprimant l’alternance des périodes d’hypo et d’hyper
glycémies préjudiciables aux vaisseaux sanguins).

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